Entre le Sublue Vapor et le Sublue Vapor Pro, l’écart de prix est de 1 200 euros. La fiche technique met en avant la vitesse de pointe : 10 km/h contre 12. C’est la comparaison la moins utile des deux, et c’est presque toujours celle qu’on nous cite au téléphone.
Ce qui sépare vraiment ces deux scooters sous-marins, c’est le temps passé dans l’eau.
La vraie différence tient dans la boîte : deux batteries
Le Vapor Pro est livré avec deux batteries, le Vapor avec une. Cela paraît anecdotique sur un bon de commande ; à l’usage, cela change la nature de la sortie.
À 6 km/h — l’allure d’exploration, celle où l’on regarde vraiment quelque chose — le Vapor donne une heure. Le Vapor Pro en donne deux. Ce n’est pas un moteur plus endurant : c’est la seconde batterie. Et pendant que l’une pousse, l’autre se recharge en une heure trente. Sur une journée de bateau, la question « est-ce qu’il reste du jus ? » ne se pose plus.
Les deux, allure par allure
| Allure | Vapor | Vapor Pro (2 batteries) |
|---|---|---|
| 6 km/h — exploration | 60 min | 120 min |
| 8 km/h — croisière | 30 min | 60 min |
| 10 km/h — sprint | 20 min | 40 min |
| 12 km/h — sprint | — | 28 min |
Le rapport est constant : à vitesse égale, le Pro tient exactement le double. La quatrième allure, elle, s’ajoute par-dessus.
249 newtons : ce que la poussée change vraiment
Le Vapor pousse à 210 newtons, le Vapor Pro à 249. Quarante newtons de plus, ce n’est pas une question de vitesse de pointe : c’est ce qui vous permet d’avancer malgré quelque chose. Un courant qui remonte le long d’une pointe rocheuse. Une combinaison épaisse et un bloc dans le dos. Un enfant accroché au bras.
Si vous plongez léger dans une eau calme, vous ne sentirez pas la différence. Si vous emmenez du matériel, ou quelqu’un, vous la sentirez à chaque appui.
Ce qui ne les sépare pas
Les deux partagent l’essentiel, et c’est ce qui rend le choix simple :
- La propulsion à jet. Ni hélice, ni pale à l’air libre. L’eau est aspirée à l’avant par une grille, accélérée par une turbine carénée, chassée vers l’arrière. Aucun doigt, aucune palme, aucune mèche de cheveux ne peut être attrapé.
- Quarante mètres de profondeur pour l’un comme pour l’autre.
- La poussée dans l’axe. Rien ne tourne à l’extérieur, donc aucun couple ne fait rouler l’appareil sur le côté au démarrage — la différence la plus nette avec un scooter à hélice.
Lequel prendre
Le Vapor si vous plongez par sorties d’une heure, souvent depuis la plage, seul ou à deux, et que le scooter revient à terre entre deux bains. Une batterie suffit largement à couvrir ce que vous ferez réellement.
Le Vapor Pro si vos journées se passent sur l’eau et non au bord : bateau, sorties enchaînées, plusieurs personnes qui se passent l’appareil. C’est là que la seconde batterie cesse d’être un accessoire pour devenir la raison d’acheter.
Le conseil de l’atelier
Prenez le Vapor Pro pour ses deux heures, pas pour ses 12 km/h.
À pleine vitesse il tient vingt-huit minutes, et personne ne roule à fond pendant vingt-huit minutes sous l’eau — on n’y verrait rien. En sortie réelle, on explore à 6 km/h et on sprinte pour rejoindre le bateau. La quatrième allure est agréable ; la seconde batterie, elle, est ce qui vous fait rester.
Un doute sur votre usage ? Écrivez-nous : l’atelier est à Puget-sur-Argens, et nous préférons vous vendre le modèle que vous utiliserez.











